Livre blanc du marketing social

Techniques de marketing commercial pour des messages sociaux : Le dilemme du marketing social.


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Partenariat sectoriel (SWAp) comme ingrédient du succès de la Mobilisation sociale


Introduction

L’Approche sectorielle (SWAP), selon la définition de travail de la Commission Européenne, se définit comme suit : « Un moyen pour le gouvernement et les partenaires au développement de travailler ensemble. L’objectif est d’élargir la responsabilité du gouvernement sur la politique du secteur public et la décision d’allocation des ressource au sein du secteur, d’augmenter la cohérence entre la politique, les dépenses et les résultats et de réduire les coûts de transaction. Cela implique un développement graduel d’une politique et d’une stratégie sectorielle cohérente et complète, d’un cadre des dépenses publiques unifié pour les ressources locales et externes et d’un cadre de gestion, de planification et de compte-rendu commun. »

L’Approche sectorielle a d’abord été décrite de façon plus systématique au milieu des années 90 comme étant un moyen d’atténuer les faiblesses des projets traditionnels. Les programmes d’investissement sectoriels ont été proposés comme une alternative aux projets et ont inclus (en dépit de leur nom) un soutien à la fois aux coûts récurrents et aux coûts d’investissement ; représentant donc un éloignement radical par rapport à la tradition des bailleurs consistant à considérer le financement du développement comme se limitant au financement de l'investissement.

L’Approche sectorielle (SWAP) se base directement sur la Déclaration de Paris qui visait à maximiser l’efficacité de l’aide au développement.  L’approche vise à motiver un dialogue et des plateformes communes entre les secteurs impliquant les gouvernements et les bailleurs. Dans de nombreux pays en voie de développement, on note très peu de progrès sur les SWAP car le concept est à peine connu et les faiblesses dans les systèmes consultatifs gouvernementaux ont abandonné le modèle aux mains des bailleurs.

En tant que façon de travailler, une SWAP n’est pas une chose, ou un document ou une modalité de l’aide : L’approche ou la façon de travailler mène à un « programme » ; soit un programme sectoriel dans le cas d’une SWAP ; soit un programme thématique, sous-sectoriel ou sectoriel. Plus important, ce programme est un programme national et non un programme des bailleurs. Les bailleurs peuvent soutenir ce programme national, et ils emploient différents termes pour cela (soutien du programme sectoriel ou programme de soutien de la politique sectorielle) pour le résultat opérationnel de la SWAP ; ou soutien programmatique ou basée sur la politique, incluant un soutien à l'idée de mobilisation sociale.

Par essence, une perspective sectorielle est donc simplement un outil de planification qui peut aider les organisations à mieux répartir les ressources en fonction des priorités. Que ces ressources proviennent d’une source nationale ou étrangère constitue un point important mais non essentiel. Une Approche sectorielle au développement permet une participation plus inclusive des parties prenantes et un traitement plus efficace des contraintes étroitement liées. Les bailleurs peuvent soutenir une telle approche, mais ils ne « font pas de SWAP ». En d’autres termes, un agenda de collecte de fonds pour la mobilisation sociale peut être acceptable si une SWAP aboutit au développement du secteur.

Lorsque des bailleurs ont exprimé un intérêt pour soutenir le secteur, l’Approche sectorielle apporte aux gouvernements (et aux autres acteurs) un outil pour coordonner un tel soutien, quelle que soit la modalité qui l'accompagne. Que l'argent du bailleur soit mélangé à celui du gouvernement (soutien budgétaire), mis en commun avec celui d'autres bailleurs (fonds ou panier commun) ou géré séparément constitue une décision qui peut être prise sur la base d’une évaluation (effectuée à ce moment-là).

Une SWAP mène généralement à une approche de programme plutôt qu’à une approche de projet plus commune. L’on préfère l’approche programmatique à l’approche de projet actuelle du secteur de la mobilisation sociale car c’est comme ça que l’affaire a été conduite jusqu’à présent. Cela mène parfois à une coordination sectorielle plus faible et à une duplication des mesures et des activités, qui pourraient aboutir à un gaspillage des ressources car les activités mêmes sont répliquées par des agences alliées/des secteurs.

L’UNICEF définit la mobilisation sociale comme un mouvement à grande échelle visant à engager un grand nombre de personnes dans l’action pour atteindre un objectif de développement donné par le biais d’efforts autonomes. Il s’agit d’un processus planifié qui vise à faciliter un changement et le développement. Il prend en compte les besoins « ressentis » des gens, embrasse le principe crucial de l’implication de la communauté et vise à rendre les personnes autonomes pour l’action (Ling et Hewett, 1992, p.1).

La mobilisation sociale peut aussi être définie comme le processus de rassemblement de tous les alliés sociaux intersectoriels faisables et pratiques afin de sensibiliser les gens à un programme de développement donné, d’aider à la livraison de ressources et de services et de renforcer la participation de la communauté pour une pérennité et une autonomie. Une mobilisation réussie doit se construire sur la base des bénéfices mutuels des partenaires et d’une structure décentralisée. Plus les partenaires seront intéressés, plus il est probable qu'un projet de mobilisation sociale puisse être soutenue dans le temps (UNICEF 1993, Wallack 1989).
Si la mobilisation sociale est prise dans ce contexte, alors la SWAP sera toujours essentielle car cette approche permettrait de :

• Créer des modèles prévisibles d’alignements sectoriels basés sur les environnements politiques existants, par exemple travailler autour de l’eau, de l’éducation, de la santé, en fonction des exigences et des besoins du pays.
• Etre un outil essentiel pour un diagnostic coordonné de l’état et des besoins du secteur.
• Ancrer les activités d’entreprises autour des besoins de mobilisation sociale dans un pays, par exemple la réduction des infections par le VIH ou de la pauvreté, mais au sein d'un réseau holistique d'acteurs pertinents.
• Réduire les approches à risque des entreprises, par exemple la corruption, car les principes exposés constituent la procédure pour toute formation et tout processus SWAP.
• Promouvoir une vision, des principes et des pratiques communs acceptés par le secteur.
• Accueillir les gouvernements, les bailleurs et les acteurs non étatiques dans le développement. L’approche est importante dans la conception holistique d’une solution à un problème, et comme elle cible différentes parties prenantes à une question, elle est significative pour s’assurer que dans une activité autant de partenaires que possible prennent part à la solution proposée (parlement, bailleurs, chefs communautaires, etc.)
• Harmoniser la mise en œuvre des mécanismes et systèmes nationaux acceptés par le secteur.
• Finalement, l’approche peut être utilisée pour mettre en avant le débat sur le secteur et créer des opportunités pour les parrainages de bailleurs de ses activités.

Les dilemmes et les tensions constituent les désavantages de la SWAP. Elle peut trop rapprocher les bailleurs des institutions partenaires et du gouvernement de sorte que les principaux problèmes ne sont pas correctement compris (par exemple les causes d’une économie en déclin) et donc empêcher d’y remédier.  De plus, bien qu’un processus SWAP demande une bonne capacité de leadership, avec des compétences requises et des incitations à rejoindre des activités communes – sans cela, il peut continuer à donner de mauvais résultats à la fin.

La SWAP et la mobilisation sociale sont toutes deux dirigées par le bailleur et sont basées sur des principes similaires, la SWAP connecte un secteur à un secteur tandis que la mobilisation sociale crée une sensibilisation de masse au niveau de la communauté en connectant des acteurs et des parties prenantes à différents niveaux. Les deux, lorsqu’on les applique à une planification et à une prise de décision cruciale dans un projet, contribueront aux succès voulu.

Conclusion

La SWAP donne de bons exemples de processus d’organisation et de collaboration entre le gouvernement et les partenaires au développement, avec des cas de création inefficace de réunions formelles avec très peu de véritable dialogue, des agendas flous et désordonnés, des réunions mal préparées et des processus de prise de décision jointe opaques. Travailler de manière commerciale dans des réseaux étendus multiples n’est clairement pas encore une capacité centrale de nombreux acteurs dans les processus SWAP. Cependant, cela demeure la nature du développement de SWAP dans de nombreux pays en voie de développement, et les efforts de mobilisation sociale pourraient utiliser cet état pour faire progresser la SWAP (en tant qu’acteur) ou la favoriser comme une fin en soi.
Exp, la principale agence de marketing expérientiel d’Afrique, a appliqué cette approche pour mettre en œuvre un certains nombres de campagnes de mobilisation sociales réussies. Exp emploie une approche participative basée sur la capacité de la communauté à traiter leurs problèmes et à les résoudre. L’objectif de principe est d’habiliter les communautés à gérer leur santé en promouvant une sensibilisation et une compréhension qui aboutiraient à leur tour à des améliorations comportementales.
L’accent porte sur la responsabilité, la participation et l’habilitation de la communauté et cela est réalisé en appliquant une approche SWAP connectant différents acteurs à différents niveaux, impliquant ainsi la participation de multiples partenaires dans les efforts de mobilisation sociale.
Pour lire des études de cas sur la façon dont cette approche a été utilisée pour obtenir des résultats positifs, veuillez consulter notre site Web à l’adresse suivante :
www.expagency.biz ou contacter l’auteur à : lillianachieng@expmomentum.co.ke